Étangs et zones humides : le royaume des eaux vivantes
Le Berry est une terre d’étangs. Le Val d’Auron, vaste plan d’eau artificiel au sud de Bourges, n’est pas simplement un espace de loisirs : il attire quantité d’oiseaux migrateurs et nicheurs. On y dénombre régulièrement plus d’une centaine d’espèces d’oiseaux au fil de l’année (116 espèces observées lors des recensements 2022, source : Vigie-Nature Muséum).
- Grande aigrette, fuligule milouin, grèbe castagneux et, pour les plus chanceux, balbuzard pêcheur en halte migratoire.
- Ponton d’observation en accès libre sur la rive est pour les ornithologues amateurs.
- Tables de lecture du paysage, réalisées en lien avec la LPO, pour apprendre à identifier oiseaux et plantes rivulaires.
Plus confidentiels mais tout aussi vivants, les étangs de Saint-Just, à une dizaine de kilomètres à l’est, font partie d’un réseau d’anciens étangs monastiques. Aujourd’hui protégés, ils concentrent : tritons crêtés (espèce protégée), libellules rares — et, chaque début de printemps, un festival sonore de grenouilles rieuses.
Enfin, les marais de Bourges — 135 hectares émaillant la ville — forment une enclave unique en France, véritable jardin vivrier traversé de canaux. S’y aventurer, c’est guetter hérons cendrés, couleuvres à collier, et croiser parfois le martin-pêcheur d’un éclair turquoise. Un conseil : arpentez les berges le matin, le spectacle y est plus discret, mais bien réel.