Comprendre les menaces qui pèsent sur nos milieux naturels
L’urbanisation continue : des terres agricoles grignotées
Chaque année, le département du Cher perd l’équivalent de 150 terrains de football en terres agricoles, principalement au profit d’espaces urbanisés ou d’infrastructures (source : Terre de Liens, 2022). Ces extensions, parfois discrètes, emportent avec elles haies, bosquets et zones humides essentielles à la vie sauvage comme aux cycles de l’eau.
Pollution et fragmentation des habitats
- Usage de pesticides : Même si la région Centre-Val de Loire n’est pas la plus consommatrice de pesticides, leur présence reste préoccupante : en 2022, on dénombrait 24% de cours d’eau dont la qualité était jugée « mauvaise » sur le bassin du Cher (DREAL Centre-Val de Loire).
- Fragmentation : Les routes, chemins et clôtures isolent peu à peu les populations animales, réduisant leur capacité à se déplacer, se nourrir et se reproduire.
Changement climatique : faune et flore sous tension
Sécheresses plus fréquentes, inondations imprévisibles et gel tardif… Les milieux naturels berruyers réagissent à marche forcée. Certains oiseaux migrateurs naguère communs ici (comme le tarier des prés) disparaissent peu à peu des prairies, alors que des espèces plus méridionales s’installent. Les forêts, quant à elles, voient certaines essences (chêne, hêtre) souffrir d’un affaiblissement généralisé (source : ONF, 2023).